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Dimanche 22 mars 2026
Et voilà, je referme le chapitre de cette pause indienne 2026 en me faisant la promesse de revenir en Inde refaire le plein de belles énergies, de soleil, de lumière, de repos… j’espère de tout coeur en 2027..
Réveillée à 6 h, direction la plage pour la dernière baignade…je ne l’avais pas encore vue le matin, c’est une autre ambiance. Beaucoup de Pujas sont en cours. Je ne le savais pas, mais la plage où je me baigne s’appelle Papanasam beach littéralement « Destruction des péchés » c’est un lieu où l’on vient se purifier. A Varkala, ce nom est lié à l’idée que la mer à cet endroit a une valeur spirituelle particulière. C’est pour cela qu’on y voit des rituels, des pujas et cérémonies pour les ancêtres.
Je m’imprègne de l’énergie qui y règne, de la lumière, de la brise, et des sons qui s’y mêlent : les vagues, les pujas, les cris des corbeaux… Je mesure la chance d’être en bonne santé, de pouvoir faire une pause aussi longue et j’en suis pleine de gratitude.
Puis dernier déjeuner au Cyra café et retour à IHA Ayurveda pour faire ma valise. Je partagerai un dernier repas avec les autres occupants du lieu, avant de prendre la direction de la gare pour un trajet de 4 h 30 vers Cochin. Mon vol pour Delhi décollera demain matin à 6 h, avant une correspondance pour Paris, où mon arrivée est prévue à 18 h 45, heure française.
Samedi 21 mars 2026
Aujourd’hui, c’était mon dernier massage avec Prathiba. Un massage complet du corps puis un shirodhara.. (huile chaude qui coule en un léger filet sur le front et tout le haut de la tête, cheveux y compris). Je suis contente de rentrer mais je vais regretter ma petite routine. Mais ce que je vais regretter par-dessus tout, c’est la mer et la chaleur de son eau.
Diner avec Véronique, une femme de Deauville, jeune retraitée, qui vient tous les ans passer l’hiver en Inde. Elle arrive début janvier et repart en avril… le rêve..
Demain matin, au lever du soleil, dernière baignade, bouclage de valise et direction la gare à 14 h pour prendre le train en direction de Cochin… durée : 4 h 30…
Vendredi 20 mars 2026
Ce soir, il y avait beaucoup plus de monde que d’habitude à la plage : surtout des familles, dans une ambiance à la fois joyeuse et paisible. Puis j’ai compris : c’est l’Aïd. En Inde, les religions font partie de la vie de tous les jours. L’hindouisme y est très présent, mais l’islam et le christianisme aussi.
Vendredi 20 mars 2026 – Avant-dernier jour
Hier, la séance de constellation familiale m’a bien brassée. C’est assez bluffant de constater que sans un gros travail sur soi et prises de conscience, on reproduit les schémas de nos parents, grands-parents et ancêtres.. Géraldine, la femme de 53 ans, va donc continuer à s’occuper tendrement de la p’tite Gg qui a dû s’adapter à un environnement insécure et émotionnellement absent et qui a longtemps fait passer les besoins des autres avant les siens. Changer la donne, aujourd’hui, sans être rongée par la culpabilité n’est pas aisé. Mais plus mon socle intérieur se solidifie, plus mon estime de moi grandit, et plus le doute permanent qui accompagnait autrefois systématiquement mes choix de vie s’estompe. Le chemin est long, très long… parfois on prend des chemins sinueux et caillouteux… on fait des détours, on se perd… mais je commence enfin à sentir par petites touches le retour sur investissement (émotionnel et financier.. je ne préfère même pas faire le calcul ;o)
Après la séance, je suis allée me baigner et retrouver l’énergie de la mer si chaude. Je ne sais pas à combien elle est à Varkala, mais j’imagine facilement au-dessus de 30 (sinon, je ne me baigne pas :o(. Puis, une soupe et au lit. En général, je suis dans ma chambre à 20 h, je scrolle, je lis, je glandouille et finis par m’endormir..
Ce matin, je suis allée visiter les deux temples que j’avais repérés hier midi. Que j’aime l’atmosphère de ses lieux ! Je préfère quand il n’y a pas grand monde parce que je ne maîtrise pas les « codes » de ces endroits sacrés et j’ai l’impression que tout le monde me regarde faire mes boulettes. Radish, le chauffeur de Tuk tuk de Kollam m’a expliqué qu’il fallait toujours commencer par le côté gauche du temple, mais après comment faire une offrande ? Parfois, il y a un endroit pour donner quelques roupies, avec un caissier qui vous remet un ticket.. je n’ai toujours pas compris ce que je faisais après avec le ticket … D’autres fois, on donne directement au pujari, celui qui officie pendant les pujas et les rituels. Il vous tend alors une grande feuille de bananier sur laquelle reposent des fleurs, une poudre à mettre sur le front entre les deux yeux — cendre sacrée, poudre rouge ou pâte de santal, selon les lieux — et un peu de prasadam, de la nourriture bénie (riz par exemple). Ce matin, j’ai bien mis la poudre sur mon front, les fleurs de jasmin dans mes cheveux, mais après je me suis retrouvée un peu con avec ma feuille de bananier… J’ai fini par la déposer discrétos par terre au coin d’une rue, me disant qu’elle allait se décomposer…
Mardi 17 mars 2026
Dernier jour de Kishi 🥳 Je sympathise de plus en plus avec la masseuse Prathibha.. Elle a 38 ans, je lui en donnerai 25 ans ! Elle est vraiment adorable. Suis contente, parce que j’ai l’impression que mon anglais s’améliore, les mots arrivent plus facilement dans ma tête quand j’échange avec quelqu’un. Ce matin, je suis allée déjeuner au Aum café, j’aime bien cet endroit.. il a une belle énergie.. D’ailleurs, je suis tombée sur une annonce d’une personne qui fait des Constellations familiales.. j’ai regardé son site, j’ai regardé les avis qui sont plutôt très encourageants… je pense au plus profond de moi que lorsqu’on a une information, on a le choix de l’utiliser ou de passer notre chemin sans en tenir compte… j’ai senti qu’il fallait que j’y aille.. j’ai rendez-vous jeudi.. Ce moment de pause est aussi un moment d’introspection, de réflexion, de questionnements.. J’ai déjà fait des séances de constellation familiale, c’est toujours très enrichissant et souvent bouleversant… bon là, la séance sera en anglais🙃, ça c’est chocho cacao (pensée pour Annie 😉).. mais il y aura Google trad et je peux enregistrer pour réécouter si je ne comprends pas bien tout ce qu’on me dit..
Lundi 16 mars 2026
Je vous le confirme le soin au Kizhi n’est vraiment pas une partie de plaisir. Surtout le premier ! Après le corps s’habitue… Les parties les plus sensibles sont (pour moi hein, ce n’est peut-être pas pareil pour tout le monde) le derrière du genou et les dessous de bras… là j’ai crié … Really too hot ;o)))) Heureusement, la masseuse n’est pas là pour me torturer et dans ces cas-là, elle change de zone. Je reconnais que ces soins me font un bien fou, je me sens tranquille et reposée. En fin d’après-midi, j’ai assisté à des danses traditionnelles indiennes au Centre des arts et du spectacle de Varkala, c’était vraiment chouette ! Sur les photos, on ne se rend pas bien compte mais leurs visages sont très expressifs, c’est vraiment fascinant ! Dans le Kérala, beaucoup de filles commencent la danse très jeunes, parfois vers 4 ou 5 ans. La danse est considérée comme un art sacré et culturel, pas seulement comme un loisir. Là, il s’agissant de Mohiniyattam.
Samedi 14 mars – 20 h 40
Les journées passent de plus en plus vite dans ce petit paradis… Le matin est consacré aux soins… dernier jour de shirodhara, demain on attaque les Kizhis, ce sont des pochons remplis de feuilles médicinales fraîches trempés dans l’huile chaude et que la masseuse tapote sur tout le corps. A vrai dire, j’appréhende un peu le moment parce que Carine (qui logeait dans la chambre d’à côté) m’a dit en début de semaine que les pochons étaient brûlants et que ça faisait hyper mal.. On verra bien.. Aujourd’hui, je suis allée faire du change puis déjeuner rapide dans un petit resto végétarien (j’adore la cuisine indienne, les épices, les légumes cuits à la vapeur, le dahl au curry…) Au détour d’une rue, je suis tombée sur ce magasin dont j’avais tant entendu parler. Impossible de résister à la tentation : j’ai enfin goûté à ce fameux jus de canne à sucre fraîchement pressé…. il est extrait à la demande, on peut y rajouter du gingembre, du citron vert ou de la menthe… Pour moi, ce sera gingembre… délicioussss ! Retour vers 14h et sieste en attendant que la température extérieure redescende un peu… 17 h, c’est l’heure de la plage… je m’arrête boire un massala chaî dans un petit café en bord de mer… puis baignade… c’est drôle, le temps d’une heure dans l’eau, je retrouve l’insouciance et la joie de mes 6 ans… cet été passé avec ma mamie à Nice…. il fait beau, le soleil se couche doucement, l’eau est chaude, les vagues comme je les aime… j’enregistre cet instant de bien-être dans mon corps pour essayer d’en retrouver la trace lors du prochain hiver bordelais.
Varkala – Du 9 mars au 22 mars 2026
Nous sommes aujourd’hui jeudi 12 mars et c’est mon 3ème jour de cure. Le homestay est à 10 min de la plage et des petits commerces et ici, on se sent vite comme chez soi. Il n’y a que 4 chambres, c’est vraiment un petit établissement familial. Le gérant, Manu, est aux petits soins pour ses clients et comble de bonheur, il parle français ! Le planning est assez simple : le matin est réservé aux traitements et le reste de la journée, c’est quartier libre. Après une consultation avec le médecin ayurvédique lundi en arrivant, j’ai commencé mes soins dès mardi matin. Tous les jours, c’est une jeune femme dont je n’ai pas compris le nom ;p) qui s’occupe de moi. Je reconnais volontiers que le massage du premier jour a plus ressemblé à une torture qu’à un moment de détente. J’ai tellement pensé à mes clients ce matin là. Quand je me suis allongée sur la table, je me suis dit « Ah enfin, c’est à mon tour d’être chouchoutée ». Elle a posé ses mains sur mes pieds, je n’ai pas eu le temps de me détendre que la torture a commencé ;o) Ah ça, elle masse en profondeur ! Son pouce a appuyé sur tous mes muscles et mes tendons… je ne pense pas être trop douillette, et surtout j’ai du mal à dire quand quelque chose ne me convient pas (il faut vraiment que je sois au bout du bout pour dire que ça ne me convient pas), mais là obligée de sortir mon meilleur accent « more sweet please, it’s to hard » ;o) (quand je vous dis que j’improve my english day by day !) Et puis la masseuse s’est vite rendue compte que ma capsulite n’était pas complètement guérie et s’en est donné à coeur joie pour essayer de détendre tout ça… ouille ouille ouille… La séance de torture s’est terminée par un tour dans le caisson de sudation… en 10 minutes, et j’étais cuite !
Le second jour, le massage a été plus doux et a été suivi pour une séance de shirodhara… ça c’est bon ! Vous êtes allongée sur le dos et la masseuse vous fait couler un filet d’huile tiède sur tout le haut de la tête, longtemps… sur les cheveux, le front, les sourcils, les tempes.. Bon pour le premier, j’ai eu un peu mal parce que l’huile était parfois très (trop) chaude, mais elle m’a dit que c’était normal… ok ! Celui d’aujourd’hui était presque trop froid ;o) Oui je suis un peu casse bonbecs ;o)
Voilà, il est 16 h 30, je vais aller marcher jusqu’à la plage, ça va me faire du bien… Qu’est ce qu’elle est belle cette plage, on reste en général jusqu’au coucher du soleil et on rentre prendre une petite soupe et au lit !
Dimanche 8 mars 2026 – Ashtamundi villas – Kollam – 21 h 05
La journée a été longue et bien remplie. Elle est passée si vite que ce soir, je suis épuisée. Heureusement que demain, je file à Varkala et y pose ma valise pour le reste du séjour. Ce matin, le réveil a sonné à 5 h 15 et cette fois-ci, obligée de me lever puisque nous avions rendez-vous pour faire une ballade en barque sur Kallada River… C’était vraiment un chouette moment, le calme du canal, la douce fraicheur de la nuit, le lever du soleil… Puis retour à la guest-house pour un déjeuner maison bien sympa aussi, gâteau de riz, pancake à la noix de coco hummmm… Mon tuk tuk est prévu pour 11 h, j’ai le temps d’aller faire un petit tour au temple voisin… J’arrive pile poil pour un puja.. suis toujours fascinée par ce rituel..
Arrivée à Kollam en début d’après-midi, je pose mes fesses quelques heures et attaque mon deuxième livre… Quel luxe d’avoir du temps rien que pour soi, j’en ai vraiment conscience et remercie l’Univers/Shiva/Ganesh/Dieu/la Vie/Amma, (choisissez votre préféré ;o) de me donner cette chance…
16 h 30, visite du coin avec un chauffeur de Tuk tuk qui m’amène au phare (vraiment le truc à touriste que je déteste et en plus arrivée en haut – 259 marches – j’ai le vertige et ne sors même pas voir la vue que j’imagine pourtant magnifique)… On a beaucoup discuté avec le chauffeur qui parle anglais aussi bien que moi. Google trad est autant son ami que le mien ! On parle spiritualité (il m’amène au temple qu’il fréquente), de sa femme, de son fils, de sa famille, de sa vie qui a basculé au moment de la démonétisation décidée par le gouvernement indien le 8 novembre 2016 (Le gouvernement a retiré de la circulation les billets de 500 et 1000 roupies, qui représentaient environ 86 % de l’argent liquide du pays. Les citoyens devaient déposer ou échanger ces billets à la banque dans un délai limité. L’objectif était de lutter contre la corruption, l’argent noir (non déclaré) et les faux billets, et de favoriser les paiements numériques). Il est vraiment très humain et très ouvert, c’est lui qui m’amènera demain à Varkala.
En rentrant à la guest-house, Sanal me demande ce qui je veux manger et commande une sorte de Déliveroo, ce sera un Masala Dosa, un verre d’eau et au lit. Demain on décolle à 10 h. J’espère que cette nuit sera meilleure que toutes les dernières, j’en ai vraiment besoin… là il est 21 h 50, je n’entends aucun bruit, il faut juste que mon cerveau accepte de se mettre sur « off » et ça, c’est pas gagné !
Samedi 7 mars – 21 h 30 – Munroe Coconut Homestay (Munroe Island)
Après avoir passé la matinée dans l’ashram à vadrouiller, faire quelques amplettes, discuter avec une résidente, me renseigner sur les panchakarmas (cure de purification du corps), direction le tuk tuk pour 1 h 30 de route en direction de Munroe Island.. Avant de partir de l’ashram, une certitude : j’ai bien l’intention de revenir faire un long séjour d’au moins un mois, (j’espère assez rapidement car Amma a 72 ans et elle n’est pas éternelle.)
Arrivée au Coconut Homestay en début d’après-midi, la première chose que j’ai faite c’est une douche (il fait super chaud) et une sieste ! La nuit dernière a encore été agitée. Au moment de fermer les yeux il s’est mis à pleuvoir très fort, l’électricité s’est coupée quelques minutes, et du haut de mon 14ème étage – avec le souvenir de la tempête que nous avions vécue à Bordeaux et les dégâts qu’elle avait causés – Gilberte et ses scénarios catastrophes ont débarqué. J’avais prévu d’aller au puja à 5 h, j’ai encore séché le rendez-vous avec le rituel de dévotion et d’offrande.
En fin d’après-midi, je suis allée faire un tour le long du canal. A vrai dire, je suis un peu déçue par l’endroit. Pas de la guest house qui est très chouette, mais j’ai l’impression qu’il n’y a pas grand chose à faire ici. En revanche, très belles rencontres au moment du dîner avec des belges, des français, des italiens, des espagnols… j’adore ! J’aime le pays, sa spiritualité, ses temples, les indiens qui sont adorables mais aussi et surtout les rencontres improbables qu’on y fait. Demain, je partirai en fin de matinée pour Ashtamudivillas Kollam (changement de programme, j’ai suivi les conseils d’Odile (odile-en-chemin.over-blog.com) mais avant, lever aux aurores cette fois-ci, RV à 5 h 30 pour une balade en barque sur les canaux pour le lever du soleil..
Vendredi 6 mars 2026 – 22 h 20 – Amma ashram (Amritapuri)
Dernière nuit à Amritapuri, demain direction Munroe Island et le Coconut Homestay pour 2 nuits… J’en avais beaucoup entendu parler lors de mon dernier voyage et comme c’est sur la route de Varkala, petite pause improvisée.. cela tombe bien la guest house que l’on m’a conseillée est disponible, chouette !
Alors ce Darshan ? Est-ce que c’était une meilleure expérience pour toi que le premier que tu as fait en 2023 ? Eh bien, c’est un grand oui ! Cette fois-ci, j’étais bien décidé à lâcher l’affaire, à ne pas repérer qui passait avant moi, à ne pas calculer en combien de minutes je passais d’une chaise à l’autre et du rang A au rang B et donc prévoir à quelle heure je devrais être dans les bras d’Amma… Non, cette fois-ci j’ai passé une grande partie de l’attente à discuter avec Aurélie, une française rencontrée à la plonge. Comble du hasard, elle a grandi à Mérignac et sa maman semble être bénévole dans l’équipe Monalisa de Mérignac.. Le monde est vraiment petit ! On papote, on se raconte nos vies respectives, puis c’est le moment de passer le portique… et on se dit que maintenant stop au bavardage, on va essayer de revenir à soi et de vivre pleinement ce moment. Et ça a marché pas mal finalement, j’ai eu l’impression que l’attente n’a pas été si longue que ça (mais je vous confirme, ce n’était qu’une impression vue l’heure à laquelle je me suis couchée), on continue de passer de chaise en chaise, on s’approche, on s’approche… un dévot nous passe un petit linge propre pour nous essuyer le visage, puis on continue de passer de chaise en chaise… j’en profite pour donner au dernier dévot un petit mot « Mantra please » (j’assure mes arrières, de peur qu’il ne comprenne pas mon fabuleux accent).. C’est le moment du Darshan, Amma me serre contre sa poitrine quelques minutes -. je ne peux pas dire que c’est magique, je ne peux pas dire que j’ai senti quelque chose de particulier, de divin, non ça a été très vite – elle me murmure quelque chose à l’oreille, puis hop au suivant… mais là, je vais dans une file particulière pour attendre patiemment la fin de la « cérémonie » et recevoir mon Mantra.. Après qu’on m’ait expliquer comment le réciter (ce qui devrait m’aider à calmer mon agitation interne) je vais me coucher plutôt tranquille, épuisée mais tranquille et ai un mal fou à m’endormir… Voilà pour la soirée d’hier.
Ce matin, rendez-vous avec l’astrologue védique (accompagnée d’une traductrice au cas où je ne comprenne pas ce qu’il me dit.. et j’ai bien fait ;o)) puis une journée plutôt tranquille… après-midi à écouter la méditation guidée d’Amma (tout est traduit dans de nombreuses langues dont le français, heureusement) puis les bajhans…
Mea culpa, j’ai séché le seva aujourd’hui pour aller me poser un petit moment sur un banc au bord de la Mer d’Arabie.. et soirée à discuter avec des françaises qui repartent lundi… enfin qui se demandent si elles vont pouvoir repartir lundi parce que tous les gens que je rencontre ont des vols qui passent par Dubaï pour rejoindre Paris… heureusement, mon vol retour fait juste une escale à Dehli et ensuite hop direction Paris direct, je devrais pouvoir revenir…normalement…
A
Jeudi 5 mars 2026 – 19 h 45 – Amma ashram (Amritapuri)
Je commence l’écriture de ce passage en attendant le Darshan… je suis remontée dans ma chambre, une heure, faire une pause, le temps des badjhans.. Je ne sais pas trop par où commencer tant ces deux jours ont été denses… Gilberte s’est apaisée et a laissé place à la curieuse, à la timide, à l’impatiente, la stressée, enfin bref celle qui veut tout maîtriser et qui a du mal avec le concept du lâcher prise… C’est pourtant ça que j’expérimente depuis mon arrivée.. Je l’avais oublié (bizarre ? ;o) mais en Inde, pas d’autres choix que d’être patient, d’accepter ce qui est. C’est loin d’être ma qualité principale, mais ma petite expérience d’hier soir me l’a rappelé. Dans ma tête c’était clair : le matin, visite de l’Ashram, puis seva (service désintéressé), en l’occurence la plonge, puis méditation, bahjans, et darshan… A Amritapuri pour pouvoir recevoir le Darshan d’Amma, il y a tout un processus à suivre qui demande énormément de patience. La première étape consiste à faire la queue après la méditation vers 17 h pour obtenir le « Token » (le ticket qui donne le droit de faire la queue pour avoir l’étreinte). C’est ce que j’avais initialement prévu.. mais d’un seul coup vers 16 h, je me rends compte que je n’ai plus de connexion internet (‘e-card SIM que j’avais téléchargée avait expiré) et je m’obstine à vouloir absolument régler ce problème. Bien sûr à cette heure un peu tardive, à l’Ashram c’est impossible (il n’y a pas de wifi dans l’ashram) et la petite GG agitée de service, s’invite pour la soirée et met une sacrée pagaille dans ma tête. J’avais beau me dire que c’était pas grave, que je pouvais vivre une soirée et une nuit sans moyen de joindre qui que ce soit, tout mon mental était focus sur ce « problème » et a complètement zappé l’histoire du « Token ». Arrivée à 22 h, résolue à passer la soirée déconnectée, toute contente que ce soit enfin l’heure du Darshan, je me mets dans la queue et commence à patienter.. (ohhhmmm) mais au bout de 15 min, je me rends compte que je n’ai pas the famous ticket ! Arrrrggghhhh… ok j’ai bien compris la leçon… enfin j’espère…
Après une nuit plutôt tranquille, au programme de ce matin, c’était photocopie de mon visa et de mon passeport pour aller faire du change à la banque.. (le truc dingue, c’est que tu vois les banquiers passer avec des paquets de billets, tranquilles, sans aucune sécurité… ), puis direction le village pour aller à la boutique de téléphone (carte sim indienne illimitée 700 roupies, 7 euros, je suis désormais tranquille), puis déjeuner, puis seva… et là en sortant de la plonge, je tombe sur Elizabeth, une femme que j’avais rencontrée à l’ashram la première fois que je suis venue… je trouve cette femme incroyable, elle est nomade, elle a vendu sa maison à Royan il y a 5 ans et fait le tour du monde depuis… de temps en temps elle revient en France et vit dans son van…
Je crois que je ferai une rubrique à part sur l’ashram avec des infos pratiques pour celles et ceux qui auraient envie de tenter l’expérience… Dans mes rêves les plus fous, j’aimerais y passer 3 mois pour faire des sevas et revenir complètement billingue… parce que là, je l’avoue, je progresse sûrement, mais la plupart du temps je galère vraiment pour comprendre ce qu’on me dit surtout quand ce sont des indiens ou des américains qui parlent anglais.
Allez, il est 20 h 30 j’y retourne… cette fois-ci normalement je devrais pouvoir serrer Amma dans mes bras et ressentir toute sa belle énergie… pas d’attente, pas d’impatience juste vivre l’instant… je vais faire de mon mieux … ohhhhmmmmmm….
Mardi 3 mars 2026 – 19 h 15 – Amma ashram (Amritapuri)
Le voyage en avion a été assez long, mais finalement ce n’est pas lui qui m’a fait le plus peur. J’ai fini le parcours « Aéroport de Cochin -> Amrithapuri » en voiture, en optant pour la solution « je ferme les yeux » . J’avais oublié la singularité de la conduite indienne. Pas de limitation de vitesse, pas de bandes délimitant les voix et sens de circulation… des scooters, des bus, des piétons, des vaches, des vélos, tout ce petit monde qui cohabite sur des routes plutôt étroites et très souvent en lacet. Ca klaxonne, ça klaxonne, ça passe à chaque fois de justesse, mais ça passe, et ça fait sourire le chauffeur. Je suis arrivée à l’Ashram d’Amma, livide et avec 2 de tension parce que finalement j’ai très peu dormi depuis lundi matin. Alors ce soir, je ne vais pas demander mon reste… une douche bien méritée et exctinction des feux avant 20 h je pense…Découverte du jour : les pigeons dorment la nuit et ça c’est une super bonne nouvelle, ils ne devraient pas me roucouler dans les oreilles jusqu’au lever du jour demain matin… et comme je me lève à 4 h 30 pour assister au Puja d’Amma à 5 h… je serais sûrement réveillée avant eux !
Lundi 2 mars 2026 – 10 h 35 – Aéroport de Roissy Charles de Gaulle
Voilà, 18 mois sont passés depuis mon dernier voyage.. de retour à Roissy Charles de Gaulle en attente de mon vol qui est prévu pour midi. La même peur qui me prend le bide, la boule d’angoisse dans la gorge et Gilberte, l’hyper stressée de mon Conseil d’administration qui a pris le pouvoir sur toute l’assemblée et qui est en train de les convaincre qu’il faut faire demi-tour, que c’est n’importe quoi, que l’avion va se prendre un drône dans la tronche et que je vais être obligée d’avaler ma boite entière de Stilnox pour ne pas assister à ma propre mort. Je la sens cette boule d’angoisse, elle est bien là, elle pèse une tonne, comme si Gilberte jonglait avec elle entre mon ventre et ma gorge… pas d’autres choix pour l’instant que de l’accueillir et de la laisser s’exprimer… Elle est là, mais elle n’est pas toute seule dans ma tête de névrosée… et heureusement… il y a aussi la p’tite GG qui sautille partout et qui susurre « Meuuuuuuhhh nooonnnn tout va bien se passer, rappelle toi dans quel état de plénitude, de solidité intérieure tu es revenue un soir de novembre 2024… Rappelle toi, cette sensation.. ce que cela faisait dans ton corps, entre quelque chose de léger, de lumineux, de chaud et comme un sentiment de fierté… ce sentiment, je ne l’ai pas ressenti souvent dans ma vie.. en tout cas vis à vis de moi.. je l’ai souvent ressenti en regardant mes enfants, en les observant évoluer, en les écoutant parler… mais être fière de moi, ce n’est pas dans mon ADN.. dans ma famille, c’était même considéré comme un manque d’humilité, comme de la vantardise… mais là, il y avait quelque chose comme « Rien à foutre de ce que pensent les autres, rien à foutre de savoir s’ils vont me juger, moi là, je suis hyper fière de moi.. »
Bon là, 2 mars, 11 h 05 je n’en suis pas là du tout, je flippe ma race sa mère… mais je fais aussi entièrement confiance à tout mon peuple et aux parties les plus fortes, les plus adultes de ma personnalité, pour prendre les choses en main, et gérer l’angoisse qui s’insinue dans toutes les parties de mon corps… allez je ferme l’ordinateur, rendez-vous à Dehli si j’ai le temps ou quand je serai installée dans l’Ashram d’Amma.. j’avoue j’ai hâte… c’est ce que j’aime le plus d’ailleurs… le changement radical d’atmosphère, de lumière, de bruit, de gens, de langue, de tout… en quelques heures, le temps d’un battement de cil.. on se retrouve dans une autre vie…
Bordeaux – Paris
Paris – Dehli
Dehli – Cochin
Cochin – Amritapuri
Amritapuri – Varkala
Varkala – Cochin
Cochin – Dehli
Dehli – Paris
Paris – Bordeaux